Outre-terre, outre-mer : cultures, colonialisme, impérialismes

Recension rédigée par Jacques Frémeaux


Cette publication se présente comme un hommage à notre confrère Jacques Weber, professeur émérite à l’Université de Nantes, où il a enseigné et dirigé de nombreuses recherches de 1990 à 2011, et publié des travaux qui ont fait de lui le spécialiste français de l’Inde impériale et de l’Océan indien (se reporter à la liste de ses principales publications, p. 353-360).

L’ouvrage présente quatorze contributions, réparties selon un ordre géographique. Très logiquement, une bonne partie des communications est consacrée à l’histoire de l’Inde et de l’Océan indien (la Réunion).

L’Inde (trois communications) est abordée sous l’angle des relations avec la France et avec le monde arabe (panislamisme).

Trois textes contribuent à éclairer la question de l’immigration de travailleurs à la Réunion après l’esclavage.

Deux communications concernent le Maghreb, approché à travers la littérature essentiellement coloniale.

Les approches de la Chine (Tibet, Xinjiang) font l’objet de deux études, que complète un travail sur l’arsenal de Fuzhu (Fou Tchéou), construit par des Français avant d’être détruit par l’escadre de l’amiral Courbet.

Deux études s’intéressent à la vision française de l’Europe centrale et orientale développée depuis 1989, l’une à travers la presse, l’autre à travers les manuels d’histoire et de géographie récents.

Des deux derniers articles classés à part, l’un est consacré aux capitaines négriers français d’après 1802, l’autre aux essais de maintenir Air France en Indochine sous contrôle japonais.

Sans tenter de détailler ces approches, il faut souligner que nous avons affaire ici à un recueil stimulant, rédigé par des anciens doctorants de Jacques Weber, et qui expriment, à travers la variété des questions abordées, les qualités  de chercheurs qu’ils doivent à leur propre talent et à l’influence d’un maître « qui leur a donné beaucoup de temps et d’amitié ».