Le Maghreb par les textes, XVIIIe-XXIe siècle

Recension rédigée par Jean Nemo


Comme le titre le signifie sans ambiguïté, il s’agit ici de textes rassemblés par trois universitaires ENS, INALCO, Université Paris-Nanterre. Textes multiples, sur ce qui a été écrit par une foule d’auteurs ou de journalistes et autres publicistes à propos du Maghreb à travers trois siècles. Comme il est dit en quatrième de couverture, « chacun de ces textes s’adresse aussi bien à des étudiants et des enseignants du secondaire qu’à un public curieux de découvrir davantage le Maghreb ».

Considérons que le lecteur potentiel appartient à ce « public curieux de découvrir davantage le Maghreb ». Même s’il croit le connaître bien par ailleurs.

Dans leur introduction non signée, les trois auteurs écrivent « Le Maghreb présenté ici ne se réduit donc ni à la guerre d’Algérie ni au moment colonial ». La dernière phrase de cette introduction est la suivante « Espérant qu’il leur ouvre de nouveaux horizons, nous dédions ce livre à nos étudiant-e-s passés, actuels et futurs », réduisant ainsi le lectorat potentiel.

Trois parties et onze chapitres suivent cette introduction :

La première partie traite, en quatre chapitres, du « Maghreb politique », allant du début de la période moderne (circa 1710) aux mainmises impériales (conquête française et autres rapports avec la Tunisie, le Maroc…) puis vers le temps des nations et des Indépendances.

La seconde partie, en sept chapitres, s’intitule « Appréhender des sociétés et des cultures en mutation ». Elle traite notamment des « identités imposées », du décret Crémieux, de l’exode rural et des migrations, des religions et de leurs relations interconfessionnelles.

Mais elle traite également de « sociétés en guerre », depuis Abd-el-Kader, de la bataille de l’Isly, d’Abd-el-Kim…

Bref, un « Que sais-je ? » approfondi. L’appareil critique est bien fourni, on regrettera cependant l’absence de cartes et d’illustrations.

Á recommander au « public curieux de découvrir davantage le Maghreb ». Il ne sera pas déçu.